Le souffle de la précarité pour les bénéficiaires du RSA et les jeunes en insertion
Des ressources fragilisées par la crise
Cette crise sanitaire sans précédent a mis en lumière les inégalités sociales qui touchent de plein fouet les plus précaires. C’est le cas des demandeurs et bénéficiaires du Revenu de Solidarité Active (RSA), mais également des jeunes en recherche d’insertion professionnelle soutenus par les Missions Locales. En effet, selon un rapport du Secours Populaire publié en juin 2020, près de 38% des personnes accompagnées par l’association sont des bénéficiaires du RSA et 20% sont âgées de moins de 25 ans. Une situation d’autant plus fragile en cette période de crise où ces ressources sont mises à mal.
Tirer le diable par la queue
Ils avaient déjà du mal à joindre les deux bouts avant la crise, mais désormais la situation s’est accentuée. Les demandeurs et bénéficiaires du RSA voient leurs maigres ressources diminuer drastiquement avec la perte de leurs petits boulots ou leur impossibilité d’en trouver. Ils doivent alors tirer le diable par la queue pour faire face à leurs dépenses quotidiennes et surtout à leurs factures qui s’accumulent. Et c’est là que la précarité prend tout son sens. Car une difficulté financière peut rapidement conduire à une spirale infernale, rendant difficile toute sortie de cette situation.
Les jeunes, premières victimes de la crise
Les jeunes en insertion professionnelle, accompagnés par les Missions Locales, sont également durement touchés par la crise. En effet, ces jeunes sont souvent en Contrat d’Engagement Jeune (CEJ) ou en Parcours Contractualisé d’Accompagnement vers l’Emploi et l’Autonomie (Pacea), qui leur permettent d’acquérir une première expérience professionnelle. Mais avec la crise, nombre d’entre eux ont vu leur contrat interrompu ou leur mission annulée, les plongeant ainsi dans une situation d’incertitude et de précarité. Une situation difficile à vivre pour ces jeunes qui peinaient déjà à trouver leur place sur le marché du travail.
Un avenir incertain
En plus des difficultés économiques, ces jeunes font également face à une incertitude quant à leur avenir. Avec une explosion du chômage et des secteurs d’activités sinistrés par la crise, les opportunités professionnelles se font rares. Ils doivent alors faire face à une compétition accrue pour décrocher un emploi, d’autant plus qu’ils manquent souvent d’expérience. Une pression supplémentaire pour ces jeunes qui, en plus de devoir subvenir à leurs besoins, doivent également construire leur avenir.
Interpellons nos dirigeants
Face à cette situation, nous sommes en droit de nous interroger sur le rôle de nos dirigeants. Si des mesures ont été mises en place pour venir en aide aux entreprises et aux travailleurs, qu’en est-il des plus précaires ? Les bénéficiaires du RSA et les jeunes en insertion sont, pour la plupart, exclus des aides gouvernementales et se retrouvent ainsi démunis face à la crise. Il est donc crucial que nos dirigeants prennent en considération la situation de ces personnes et mettent en place des actions concrètes pour les aider à sortir de la précarité.
Ma revue de presse : Les effets indésirables de la crise économique sur les jeunes
En ces temps incertains où le souffle de la précarité frappe de nombreuses personnes, il est important de ne pas oublier les plus vulnérables d’entre nous. Les bénéficiaires du RSA et les jeunes en insertion ont besoin de notre soutien et d’une prise de conscience de la part de nos dirigeants. Ne les laissons pas se noyer dans le tourbillon de la précarité, soutenons-les et interpellons nos élus pour qu’ils agissent enfin en leur faveur. Car nous avons tous besoin de souffle pour avancer dans ce monde en perpétuel mouvement.