Magazine Souffle, une bouffée d'air participative en touraine
8 mai 2013

Solutions locales…

« La Ruche qui dit Oui » apporte un nouveau souffle dans nos paniers

Par Juliet Loury

Un mercredi sur deux, c’est toujours la même scène rue Audenet Damas à Saint-Pierre des Corps. Entre 17h et 19h, Monique accueille une cinquantaine d’abeilles venues chercher leur butin.

Tandis que les vraies abeilles sont en difficulté, un nouveau type de Ruches est apparu depuis 2011. Installées au sein même de la maison d’un particulier, une fois par semaine, la Ruche accueille des producteurs et ses membres. « Mangez mieux, mangez juste », c’est ce qui rassemble les différentes abeilles qui composent cette ruche.

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Il existe 391 ruches en France dont 176 en cours de construction. L’Indre-et-Loire en accueille neuf, trois dans l’agglomération tourangelle, à Chambray-lès-Tours, Saint-Cyr sur Loire et Saint-Pierre des Corps. Chaque Ruche a ses producteurs.

Le principe est simple : les producteurs locaux mettent leurs produits en vente en ligne sur le site internet www.laruchequiditoui.fr et les consommateurs font leur marché. Il y a cependant un minimum d’achat avant lequel le producteur ne se déplace pas. C’est-à-dire que le total des commandes de tous les consommateurs doit atteindre un pallier pour que l’agriculteur vienne.

L’inscription sur le site internet est gratuite et n’engage à rien. D’ailleurs, contrairement au système des Associations pour le maintien de l’agriculture paysanne (Amap) où l’on doit payer d’avance pour des paniers dont on ne choisit pas le contenu, on est, ici, tenu à aucune obligation d’achat et on choisit ce que l’on veut dans ce que proposent les producteurs.

Laitages, lapins, poulets, légumes, boissons, confitures, pain… On peut trouver de tout selon les Ruches. La plupart du temps, les produits sont même biologiques. Le but est évidemment de choisir la Ruche la plus proche de chez soi puisqu’il s’agit de favoriser les circuits courts. Des produits de qualité pour un prix moindre grâce à l’absence d’intermédiaire.

Avec le bon de commande en main, modifié ou pas, suivant les montants atteints, on toque chez Monique, à Saint-Pierre. Elle nous accueille les bras ouverts, accompagnée d’une partie des producteurs. On contrôle le tout, un brin de causette et on repart. On a les légumes de la semaine dans notre panier, du bon lait pour certains, et du pain frais à déguster. Une délicieuse habitude à prendre !


Souffle Magazine.